lundi 13 février 2012

PPD Lyon : Bref, j'ai tenté de jouer au poker

Jouer au poker sur le coin table de la cuisine c'est sympa. Se frotter à des inconnus c'est encore mieux.

MyPokerSquad
avait proposé aux couvreurs de vendre quelques parts et d'aller se faire plaisir lors du Partouche Poker Deepstack de Lyon... nous avons donc pris le train.

Vu que je suis prévoyant, et que j'avais payé une fortune l'an passé en prenant mes billets au dernier moment, j'ai pris un aller-retour en première classe il y a deux mois pour une bouchée de pain. C'est avec Jooles que je pars de Paris. Nous rencontrons un duo de Greg sur le trajet et on arrive pile pour le coup d'envoi du tournoi principal.

Cyril nous a prévu quelques logos MyPokersquad, Alex est là pour le coverage et le Groupe Partouche a réservé les places. Pas de mauvaise surprise et c'est le sourire aux lèvres que Kinshu, Harper, Tommy, Pierre, Steven, Victor, Julien et moi passons de l'autre côté.



Aujourd'hui nous allons jouer... et raconter nos coups. Pour une fois on va pouvoir whiner un peu... et moi plus vite que les autres. L'an passé j'avais passé le dinner break. Là, je vais buster en trois heures.

Directement sur ma gauche, j'ai deux joueurs qui sont capables de pousser 500 blindes dans un pot qui n'en fait que 10. Cela va m'être fatal quand je trouve 2e nuts après une ouverture au bouton avec 53o. Un flop 764 et c'est la quinte papa !

Mais, un de mes deux amis a défendu en grosse blinde avec 85o. Vu que je sais qu'il peut s'enflammer avec la top paire, une overpaire, deux paires ou même A5, je ne vais pas folder. Je n'écoute pas la petite voix qui m'aurait sauvée. Je quitte donc la partie très vite... Dommage car je n'avais jamais eu la sensation d'avoir une table aussi faible dans un PPD.

Je passe en mode supporter des copains couvreurs et j'assiste aux montagnes russes. Entre ceux qui tentent de survivre, ceux qui montent un gros tapis avant de faire de mauvaises rencontres, il y a de l'action... et beaucoup de variations émotionnelles.



Steven, Tapis_Volant et Jooles seront les seuls à franchir le Day 1. Aucun ne fera l'argent mais ils nous auront fait rêver. Au moins plus longtemps que moi.

Revenir tôt dans le rail nous permet de faire encore un peu plus connaissance entre collègues du couverage. Pour une fois que nous ne sommes pas obligés de courir partout, on prend notre temps et on a même le temps de squatter dans les chambres mis à disposition par le Groupe Partouche. Partouche a d'ailleurs mis les petits plats dans les grands pour ce tournoi qui était complet trois jours avant.

Par exemple, l'an passé le buffet avait été mal organisé et on avait l'impression d'être coincé dans le casino sans solution de repli. Le staff a entendu les critiques des joueurs et amélioré les choses. Il y avait des asperges, des quenelles, des tomates confites, un super plateau de fromage... et du rab. Bref, tout le monde était content.

Quenelle à Lyon
Après un samedi après-midi passé à supporter les potes via Twitter ou Facebook, on revient au casino pour jouer le side event. Gonflé à bloc, je tombe très vite de mon nuage. Je vais perdre en moins d'une heure (15k - 40 minutes) en encaissant trois mauvais coups.

Je colle d'abord une relance d'un joueur UTG. C'est son premier coup, il y a trois payeurs et je suis en position avec AsTc donc je paye aussi. Le relanceur poursuit son agression sur T72 avec deux piques et un trèfle. Je paye tout comme le joueur en petite blinde pour découvrir un As de trèfle au tournant. Le relanceur met le 2e barrel que nous sommes encore deux à payer. Je redoute un brelan mais je crushe tellement de mains... Sur la rivière, un 3 de trèfle, la petite blinde checke. L'agresseur mise une troisième fois pour 3,7k. Je paye très rapidement, la petite blinde jette et UTG retourne 74 de trèfle...

Je me lève tout de suite histoire de me reconcentrer. Pas de tilt, pas de tilt, pas de tilt... ça défile en boucle dans mon cerveau et je me calme tant bien que mal. De nouveau assis, je trouve deux Dames... que je finirais par lâcher rivière sur un board compliqué où mon adversaire me réclame mon tapis en ayant montré beaucoup de force. Vilain s'est complètement polarisé et je trouverais sûrement un coup plus facile pour remonter... ou pas.



Je vais encore être le premier sortant de la troupe des couvreurs puisqu'après un limp de trois joueurs, je relance avec 45 tout à pique. Nous sommes 6 à découvrir un board 763 avec deux carreaux. J'effectue une mise de continuation de 1100 dans 1500. Mon voisin de gauche, un petit gars de Lyon Hold'Em avec qui j'ai discuté avant le coup d'envoi du tournoi, relance à 2400 après m'avoir demandé combien je jouais derrière. Sweeeeeeeeeet.

Tout le monde passe jusqu'à mon voisin de droite qui paraît embêté. Il finit par coller. Je pousse alors très vite mon tapis pour un peu moins de 5000 jetons de plus. Dix secondes plus tard, mon voisin de gauche a lui fait tapis pour la cave de départ, soit 15k.

Mon voisin de droite commence à souffler... puis à se parler à lui même. "Pourquoi je suis là"...

De mon côté, j'ai le temps d'envoyer un sms aux couvreurs sous la table : "A tapis avec nuts"... et mon voisin de droite, couvert par mon voisin de gauche, finit par coller deux minutes plus tard avec A2 de carreaux. Le carreau de la turn amène toute la table à souhaiter une doublette pour mon voisin de gauche qui a retourné 66 pour le brelan. Je suis déjà loin quand tombe la rivière...

Bref, j'ai tenté de jouer au poker... sans aucune réussite.

Je me remets donc en mode supporter et je file à l'hôtel pour digérer l'humiliation et la petite mort que représente la fin d'un tournoi. Steven alias Bensimon finira par sauver l'honneur des couvreurs avec un ITM en mousse... alors que mon TGV rentrait en Gare de Lyon, dimanche soir.

Au final, je me suis bien marré à croiser le petit monde du poker où tout le monde ou presque reste accessible. Ayant été journaliste dans des milieux plutôt fermés comme la musique ou le sport professionnel, j'en profite pour tacler Lionel Rosso qui trouve que "le poker est un milieu un peu consanguin" alors que la plus grande majorité des pratiquants et des stars du jeu sont toujours disponibles pour évoquer leur passion et partager un peu de leur savoir.

Croupiers en vadrouille, amateurs passionnés... et même la Team SBO ont rendu ce week-end très convial... comme d'habitude. Merci KOF, GUM, Raulvolfoni, AnotherK et Sharkfisher pour la Chartreuse cul sec !

Un autre grand merci à Cyril et Alex de MyPokerSquad pour avoir tout géré de main de maître. Sans faire le fayot, je vais aussi répéter mon grand merci à Partouche pour l'accueil de la Team Press. L'expérience est à refaire !

Have fun playing !



Les finalistes du Partouche Poker deepstack de Lyon
1. Offir Salomon : 50 000€
2. Jonathan Khalifa : 32 000€
3. Paul Hennequin : 22 100€
4. David Gassian : 14 100€
5. Christian Grenier : 9 200€
6. Nicolas Rinquin : 6 000€
7. Samuel Biggs : 4 500€
8. Jean-Pierre Ricci : 4 000€
9. Cedric Morlot : 3 500€

4 commentaires:

raulvolfoni a dit…

Toujours un plaisir de te retrouver. Ben quoi, c'est délicieux la chartreuse cul sec, non ??

lessims38 a dit…

Wow, sorti deux fois avec quinte floppée, rude quand même :(
Comme quoi la chartreuse, çà rebouste (je suis sorti)
Bien sympa de t'avoir revu en tout cas ;)

Ricardo a dit…

Arf, 2 rencontres qui finissent mal...
Next !
GL Mat !

D8 a dit…

coucou mat, je crois pas avoir reçu ton vote pour les blogscars!